Patrick et Louis Agnellet ont choisi la sobriété. Une citrouille, du chocolat, rien de superflu. C’est souvent le signe d’une vraie maîtrise, cette capacité à dire beaucoup avec peu, et à ne pas céder à la tentation d’en faire trop quand le sujet s’y prête.

Luigi Biasetto s’est emparé du macaron pour lui donner une âme nocturne. Graphique et précis, le résultat est dans l’esprit d’une maison italienne qui ne fait jamais les choses à moitié. Une façon élégante de s’emparer d’une fête sans trahir son identité.

Sébastien Bouillet a choisi de faire sourire. Son Frankenstein en chocolat est presque touchant, et la technique est là, discrète, derrière le sourire. Il y a dans cette pièce cet équilibre propre à la maison Bouillet : toujours exigeant, jamais austère.

Xavier Brignon, installé à Besançon, signe un personnage en chocolat qui a autant de caractère que de technique. La tête de citrouille Jack-o’-lantern posée sur un corps rond et malicieux, les petites mains prêtes à attraper n’importe quoi : la pièce est drôle, immédiatement attachante, et d’une précision dans le modelage qui ne laisse rien au hasard.

Sébastien Brocard a pensé la création jusqu’à l’emballage. Ses palets citrouille sont faits pour être offerts autant que dégustés, et ça se voit. C’est une façon de rappeler que la pâtisserie artisanale est aussi une belle occasion de faire plaisir.

La pièce de Christophe Calderon est généreuse et immédiatement attachante. L’ours en chocolat porte sa citrouille d’automne avec une application touchante, et le soin apporté au modelage n’enlève rien à son charme. Une création qui parle à tous les âges !

Lluc Crusellas, champion du monde de chocolat (World Chocolaté Masters), signe des crânes en velours d’une précision qui n’appartient qu’aux grands techniciens. Quatre couleurs, une maîtrise totale, et cette façon de traiter chaque surface, à la manière de la peau de son célèbre éléphant, comme si elle méritait une attention particulière, parce que pour lui, elle la mérite toujours.

Jean-Philippe Darcis a fait des fantômes. Des petits, en chocolat blanc, avec beaucoup de personnalité et encore plus de moelleux. Le chocolatier belge excelle dans cet exercice qui consiste à rendre une création simple irrésistible, et cette collection d’Halloween ne déroge pas à la règle.

Marc Ducobu a choisi la guimauve. Enrobée de chocolat au lait, garnie de praliné, déclinée en fantômes : c’est gourmand, c’est malin, et cela disparaît sans doute très vite !

Alban Guilmet ne livre pas une pièce, il livre une scène. Son Dracula entouré de son décor d’automne révèle un sens de la narration autant que du modelage. Chaque détail est pensé, rien n’est laissé au hasard, et c’est précisément ce qui retient l’attention.

Laurent Le Daniel, Meilleur Ouvrier de France à Rennes, signe une chauve-souris en chocolat aux grands yeux expressifs, espiègle et parfaitement exécutée qui ne réclame qu’une seule chose : être dévorée !

Gaël Redouté a le sens de la surprise. Sa chauve-souris en chocolat au lait cache en son cœur des mendiants aux fruits secs, et c’est en l’ouvrant que les vrais gourmands se régalent !

Vincent Vallée, Champion du Monde de Chocolat aux Sables-d’Olonne, a choisi Jack Skellington. Le résultat est d’une élégance graphique inattendue, jouant sur les contrastes de matières avec une précision qui lui est propre. Une pièce qui tutoie autant l’art de la figure que celui du chocolat.

Roland Zanin met en scène le chocolat avec l’enthousiasme d’une maison qui aime les fêtes. La petite créature diabolique devant sa maison hantée est pleine de vie et de détails soigneusement travaillés. On ne sait pas si on a plus envie de la regarder ou de la croquer…
